insitu-flux
approche thermique située
Lecture Thermique Située.ATS
Comment lit-on un site avec In Situ ?
Un site ne se résume ni à sa forme, ni à ses matériaux,
ni à ses performances annoncées.
Il possède un fonctionnement thermique propre.
Lire un site, c’est comprendre comment la chaleur y entre, comment elle circule, où elle se stocke, ce qui la retient, ce qui l’évacue, et dans quelles conditions cet équilibre devient favorable, fragile ou critique.
L’Approche Thermique Située rend cette lecture possible à partir d’indicateurs physiques, de représentations de flux et d’outils de synthèse conçus pour relier la physique du site à la décision.

Ce que vous trouverez ici
Les repères pour lire un site
Ce que nous lisons
La capacité dissipative
Circulation, accumulation, dissipation
Les indicateurs
Les Outils.ATS
Le modèle ATS
La Rose des Flux
Les Radars de lecture
De la lecture à la décision
Ce que cette lecture change
Ce qu’elle apporte à la décision
Comment elle éclaire les arbitrages
Quatre repères.ATS pour lire un site
Circulation, accumulation, dissipation
La chaleur peut circuler sans s’évacuer.
Quand elle ne trouve pas l’issue, elle s’accumule.
On ne peut pas confondre circulation et dissipation.
Les indicateurs
Les indicateurs sont les paramètres calculés qui qualifient le fonctionnement thermique du site : géométrie, vents, matériaux, eau, ciel visible, stockage, confinement.
Le modèle produit plusieurs familles d’indicateurs qui permettent d’interpréter le comportement thermique réel du site.
Ce que nous lisons
Nous ne lisons pas le site dans la tendance du climat global.
Nous lisons son bilan thermique local dans la couche limite atmosphérique, jusqu’à 500 m d’altitude.
La capacité dissipative
La question décisive est la capacité réelle du site à évacuer la chaleur.
Ce refroidissement naturel repose notamment sur sa capacité à rayonner une part de cette chaleur sous forme infrarouge vers le ciel, puis vers l’espace.

Les OUTILS.ATS
Les visuels présentés ici sont issus d’une simulation ATS conduite sur un site-type, dans des conditions météorologiques volontairement contraignantes : situation estivale chaude, de type caniculaire, avec un vent faible. Ces conditions accentuent les différences entre les configurations, car elles réduisent la capacité de dilution par l’air et rendent plus visibles les mécanismes locaux d’évacuation, de stockage, d’évaporation ou de piégeage de la chaleur.
Les outils visuels ATS donnent quatre lectures complémentaires d’un site. Le radar ATS global résume le profil thermique d’ensemble ; le radar évaporatif isole la ressource et la mobilisation de l’évaporation ; le radar radiatif précise l’ouverture, l’export et le confinement radiatif ; la rose des flux montre les principaux flux physiques moyens. Ces visuels ne classent pas les sites par étiquette : ils montrent comment chaque configuration évacue, stocke, mobilise ou piège la chaleur.
Le Modèle.ATS est notre modèle de calcul et d’interprétation du fonctionnement thermique situé des sites.
Il ne lit pas un site comme un objet isolé, mais dans son environnement, dans l’atmosphère proche qui l’enveloppe, et dans les interactions qui gouvernent sa capacité réelle à évacuer la chaleur.
Dans ce modèle, nous intégrons l’interaction entre le sol et la couche limite atmosphérique, ainsi que les transferts de chaleur — boucle chaude, boucle froide.
Le sol chauffe ou refroidit l’air proche. Cela modifie en retour le rayonnement infrarouge de l’air vers le sol.
Le modèle ne s’arrête donc pas à ce que l’atmosphère impose thermiquement au site.
Il intègre également les interactions locales par lesquelles le sol modifie l’air proche, et le retour thermique qui en résulte vers le site.
Il mobilise pleinement la physique du rayonnement jusqu’au calcul de la dissipation effective du site, et notamment de la part de chaleur réellement évacuée vers l’espace.
Les paramètres décrivent les conditions du site et de son contexte.
Le modèle les met au travail pour calculer des indicateurs, qualifier les mécanismes en jeu et approcher la capacité réelle du site à évacuer la chaleur.
Les Roses de Flux et les Radars.ATS rendent cette lecture lisible, interprétable et comparable.
Le modèle ATS
Les radars de lecture
Les Radars ATS rendent visible une autre dimension de la lecture.
Là où la Rose des Flux montre l’organisation des échanges, les Radars permettent de lire plus directement les fonctions de dissipation, les marges du site et ses points de fragilité.
Ils traduisent en forme lisible une lecture issue d’un travail de modélisation, de calcul et d’interprétation.
Ils ne simplifient pas le réel : ils le rendent comparable.
Ce qu’ils montrent
Les Radars ATS ne décrivent pas seulement des flux.
Ils donnent une lecture synthétique de fonctions thermiques : capacité d’évacuation, charge locale, rôle radiatif, rôle évaporatif, couplage, stockage, dérive.
Ils permettent ainsi de comparer des profils de site, de repérer des limites et d’identifier des contrastes qui ne se voient pas immédiatement dans les seuls flux.
Les trois lectures radar
Le radar ATS global
Il donne un profil thermique d’ensemble.
Il aide à situer le site : capacité de refroidissement, charge locale, rôle évaporatif, stockage, couplage surface-air, risque de verrou chaud ou de dérive.
Le radar ATS global donne une lecture synthétique du profil thermique d’ensemble : ouverture radiative, maîtrise du stockage, rôle évaporatif, couplage surface-air et tendance au piégeage chaud.
Ici, la prairie verte montre un profil relativement équilibré :
la végétation apporte une ressource évaporative et limite une partie des dérives de stockage, sans que tous les axes soient automatiquement maximaux.

Le radar radiatif
Il isole la part radiative du fonctionnement du site.
Il permet de lire plus précisément ce qui favorise l’évacuation vers le ciel,
ce qui recharge localement le site,
ce qui relève du fond libre, et ce qui reste piégé dans l’environnement proche.
Le radar radiatif isole la dimension radiative du site : refroidissement, capacité d’export, ouverture au fond libre, charge locale, recyclage et confinement.
Dans ce canyon avec PV sur toiture végétalisée, l’export radiatif apparaît comme une voie possible, mais l’ouverture et le confinement restent des contraintes situées.

Le radar évaporatif
Il isole la dimension évaporative du site.
Il distingue ce qu’il ne faut pas confondre : surface évaporante active, disponibilité en eau, mobilisation évaporative et tampon évaporatif effectif.

Le radar évaporatif distingue surface évaporante active, disponibilité en eau, mobilisation évaporative et tampon évaporatif effectif.
La prairie verte illustre bien cette différence : la ressource existe, mais elle ne se transforme pas automatiquement en tampon maximal.
La Rose des Flux montre par quels canaux le site fonctionne thermiquement.
Elle rend visible l’organisation des échanges dans la couche limite atmosphérique : rayonnement, convection, évaporation, stockage, advection.
Chaque site possède ainsi une signature thermique propre.
La Rose permet de voir d’un coup d’œil ce qui domine, ce qui s’évacue, ce qui s’accumule, et ce qui reste en tension.
Elle ne produit pas un verdict à elle seule.
Elle donne une lecture structurée des flux, qui doit être replacée dans l’ensemble de l’analyse.

La rose des flux montre les flux physiques moyens en W/m² : chaleur sensible vers l’air, évaporation, stockage/conduction, bilan radiatif net, export vers le ciel et charge locale.
Le parking béton illustre un point important : un site peut être radiativement ouvert tout en restant défavorable par absence d’évaporation, chaleur sensible et stockage.

Pris ensemble, ces quatre outils montrent que l’ATS ne cherche pas une réponse unique : elle lit des fonctions thermiques distinctes et leur articulation dans un site donné.
De la lecture à la décision
La Lecture Thermique Située ne reste pas dans l’analyse.
Elle rend visibles des réalités qui, sans elle, demeurent souvent implicites dans un projet.
Elle met au jour les marges du site, ses fragilités et les conditions dans lesquelles son équilibre peut se dégrader.
Elle montre aussi, ce qu’une configuration change dans sa capacité à évacuer la chaleur.
Alors elle permet de comparer, d’anticiper et d’arbitrer, avant que les conséquences thermiques d’un projet ne s’installent durablement dans le site.
Cette lecture apporte à la décision un appui concret.
Elle aide à sécuriser les arbitrages.
Elle donne aux équipes des éléments physiquement lisibles, transmissibles et discutables.
Elle contribue à mieux asseoir les investissements engagés.
Enfin, elle réduit des risques qui peuvent devenir techniques, opérationnels, sociétaux ou réputationnels.
Les OUTILS.ATS lèvent un voile.
Ils rendent lisibles les mécanismes qui organisent le fonctionnement thermique du site.
Ils les font entrer dans l’instruction de la décision
et ils permettent d’en discuter, sur une base physique plus solide.
La décision peut alors s’appuyer à la fois sur la capacité réelle du site à tenir thermiquement,
et sur les performances du projet attendues.