top of page
des gens aerial-city-square-shadows-sunny.jpg

Comment fonctionne un site thermique ?

La chaleur ne disparaît pas. Elle circule

MIEUX APPREHENDER COMMENT SE FORMENT LES MICROCLIMATS CANICULAIRES

Un site ne se résume pas à une température.

Il fonctionne comme un système d’échanges entre le sol, les surfaces, l’air et le ciel.

C’est dans ces échanges que se forment les microclimats locaux.

La chaleur circule

Un site reçoit, transforme et redistribue de l’énergie en permanence.

 

Une partie est absorbée par les surfaces.

Une autre est transmise à l’air.

 

Une autre encore est émise vers le ciel.

Ces flux circulent entre le sol, l’air et l’atmosphère.

PRINCIPE THERMIQUE D UN SITE. La marge entre les entrées et les sorties indique la robustesse thermique du site
Respiration thermique des sites

La chaleur ne disparaît pas.

Elle circule.

L’équilibre dépend de la capacité du site à laisser circuler et s’évacuer ces flux.

Quand l’air bouge,  mais qu’il reste confiné...

Le mouvement de l’air n’entraîne pas forcément la chaleur avec lui.

 

Lorsque l’atmosphère devient stable, les mouvements verticaux s’apaisent.
La chaleur reste alors près du sol, sans trouver de chemin vers l’atmosphère libre.

C’est précisément dans ces configurations que se développent les épisodes de canicule.

Le mouvement de l’air peut alors être trompeur : il ne signifie pas que la chaleur s’évacue.

Lorsque l’air reste confiné dans les basses couches,
le système s’agite mais ne se connecte pas aux couches supérieures :
la chaleur circule… sans s’échapper.

Elles révèlent les limites du site lui-même à évacuer la chaleur.

On ne peut pas confondre circulation et dissipation de la chaleur.

La chaleur ne disparaît jamais.
Elle circule.

LES MECANISMES D'EXPORT sont freinés par un retour infrarouge amplifié depuis la couche limite chauffée par le sol.
nuages énormes au dessus d'une montagne_

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… »

— Charles Baudelaire

Le mouvement de l’air ne suffit pas toujours à évacuer la chaleur

La chaleur peut circuler près du sol

sans trouver d’issue vers le ciel

la chaleur peut s'accumuler

Lorsque la chaleur ne trouve plus de chemin pour s’évacuer,

elle commence à s’accumuler.

Nuit après nuit, épisode après épisode,

une partie de l’énergie reste dans le sol, les surfaces et dans l’air proche.

Cette accumulation peut être progressive, imperceptible au départ.

On parle alors de dérive thermique.

 

Elle finit par modifier le fonctionnement thermique du site.

 

Un site devient sensible lorsque les apports dépassent durablement sa capacité d’évacuation.

TROIS REGIMES TYPIQUES Les sites peuvent présenter des marges négatives, nulles ou positives selon le type d'aménagement

Ces situations ne sont pas théoriques.

Elles s’observent dans les territoires.

L’évacuation devient insuffisante.

La chaleur s’accumule.

Bois de Vincennes PARIS
Plan du Bois de Vincennes PARIS
canyon urbain downtown-san-francisco
Canyon urbain - San Francisco dountown

Le site évacue efficacement la chaleur

L’équilibre thermique se maintient

Orléans
Métropole d'Orléans 

La lecture thermique

permet de piloter les flux

Lire un site thermique

Les phénomènes thermiques qui concernent les territoires se jouent dans une zone particulière de l’atmosphère : la couche limite atmosphérique.

Dans cette zone proche du sol, la chaleur est mise en mouvement, transformée et redistribuée.

Le vent et la turbulence la transportent,

le rayonnement permet son échange avec le ciel,

l’humidité mobilise une partie de l’énergie,

les surfaces — par leurs propriétés — absorbent, stockent ou réémettent.

 

Les projets d’aménagement modifient directement ces mécanismes.

Ces mécanismes déterminent si la chaleur peut s’évacuer… ou pas

Ce que l’ATS lit :

Nous ne regardons pas un site comme un objet seul.
Nous le regardons dans ce qui l’entoure : l’air proche, les surfaces voisines, les reliefs et le ciel.

Dans le Modèle.ATS, nous intégrons l’interaction entre le sol et la couche limite atmosphérique, ainsi que les transferts de chaleur — boucle chaude, boucle froide.
Le sol chauffe ou refroidit l’air proche. Cela modifie en retour le rayonnement infrarouge de l’air vers le sol.
Une part du rayonnement infrarouge reçu par le site est imputable à cette rétroaction locale.

Le modèle ne s’arrête pas à ce que l’atmosphère impose thermiquement au site.
Il intègre aussi les interactions locales par lesquelles le sol modifie l’air proche, et le retour thermique qui en résulte vers le site.

Le bilan ATS est un modèle d’interactions, à plusieurs échelles et entre plusieurs physiques, qui permet de comprendre ce qui agit réellement sur la tenue thermique du site.

Le site est influencé par l’atmosphère, mais il influence aussi l’atmosphère proche.
C’est cette interaction réciproque que le modèle ATS caractérise.

LES INDICATEURS La fuite thermique est conditionnée par l'aménagement

Nous ne traitons pas l’infrarouge comme un simple flux venu du ciel : nous distinguons ce qui vient d’en haut, ce qui revient localement vers le site, et ce qui peut encore réellement s’échapper.

Relief, air et surfaces organisent le devenir de la chaleur.

Cordes-sur-ciel - lecture du paysage

Le paysage se lit :

un relief structurant

une accumulation d’air froid et humide

un village en position dominante

une stratification de l’atmosphère

Un point de bascule

Dans un site équilibré, la chaleur accumulée le jour est évacuée la nuit.
Le cycle thermique se referme.

Mais cet équilibre dépend de la capacité du site à évacuer la chaleur.

Lorsque l’évacuation nocturne ne compense plus tout à fait la chaleur reçue ou produite pendant la journée,
une part de chaleur reste piégée dans le site.

Si cette situation se répète, ce résidu s’ajoute d’un cycle à l’autre.
La chaleur s’accumule, le fonctionnement thermique évolue.

Progressivement, les marges d’évacuation se réduisent.
Jusqu’à atteindre une limite.

C’est à ce moment qu’un seuil est franchi :
le site entre dans une logique de dérive thermique.

Ce seuil traduit une limite physique : la capacité du site à évacuer la chaleur.

Cette capacité peut être lue, évaluée et mobilisée.

Comment passer de cette lecture à l’action ?

boucle chaude radiative
Un site est il thermiquement robuste en période caniculaire et de sécheresse?

Une capacité d’évacuation insuffisante peut enclencher une dynamique d’accumulation thermique.

Dans un contexte de réchauffement et de périodes de grandes chaleurs,

cette situation n’est plus exceptionnelle.

Elle devient un enjeu d’adaptation.

Les projets doivent être pensés en fonction de la capacité du site à évacuer la chaleur.

Lire la couche limite permet d’anticiper ces bascules,

d’identifier les points de seuil

et d’orienter les choix d’aménagement en conséquence.

La physique devient alors directement mobilisable dans la décision.

Situer l’action
Lire situé, agir situé.

Comment lire concrètement un site et agir à partir de ces éléments ?

bottom of page